Logo de La face Cachee

Qui sommes nous ?

La Face Cachée est une structure militante de création chorégraphique. Elle est née en octobre 2001, à Poitiers, au sein de l'association homosexuelle «En Tous Genres». Nous étions quelques garçons et filles à rêver de danse sans trop y croire : c'était trop tard, trop tôt, nous étions trop grosses, trop maigres, trop vieux, trop timides, trop hétérosexuels, pas assez réceptives, trop jeunes, pas assez souples… trop douées qui sait ? Bruno Gachard, enseignant, danseur et militant homosexuel, nous a mis au défi d'actualiser toutes ces velléités brouillonnes. Pendant les deux premières années, il nous a aidé à débroussailler les aléas de nos corps. Nous avons progressé à vue d'oeil, chacun/es avec son histoire, son corps et les moyens du bord.

Claire Lasnes nous a généreusement hébergé la première année, au Centre Dramatique Régional, boulevard du Grand Cerf, puis nous avons trouvé notre place au Pont des Arts, où nous sommes désormais comme chez nous. Notre histoire commune, née d'une association homosexuelle, s'est enrichie de celles et ceux qui se sont reconnu dans notre état d'esprit libertaire. Nous utilisons comme matériaux de création les histoires de corps de chacun, les notions de genres, de sexes et de différences sexuelles. Nous créons nos chorégraphies en commun, sur la base d'un travail de regards réciproques et de confiance mutuelle. Certain/es d'entre nous sont issue/es de la danse contemporaine, d'autres du classique, certain/es n'avaient jamais dansé avant… Nous sommes ouverts à tout ce qui peut survenir, y compris et surtout le plus improbable qui bien sûr ne manquera pas de se produire…

Nous aimons surtout danser dans des lieux publics, hors des lieux culturels reconnus et selon une disposition scénique autre qu'un regard frontal et lointain des spectateurs. Que ce soient les berges du Clain, des places publiques, une cours d'école maternelle, une cabine téléphonique, un bus, des patios urbains, des friches industrielles… Tout nous est bon, pourvu que cela ouvre une brèche dans l'esprit de celles ou ceux qui nous regardent et qu'ils demandent à nous comprendre. Ce que nous explorons en nous-même, c'est la possibilité de l'inconnu. Lorsqu'on fait l'autruche et que l'on plonge la tête dans le sol, qu'est-ce qu'on voit ? La Chine, l'utopie, la chimère, la pleine lune à l'envers ? … ou la face cachée de nous même ?

bouton pour retourner en haut de la page